Chacun son métier, chacun sa drogue
Un petit rail avant d'aller au bureau ou un joint à la pause déjeuner, des actes qui se sont largement démocratisés dans le monde du travail. Pour la première fois, l'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) a étudié les consommations légales ou non d'un panel de 27 653 personnes.
Dans le bâtiment, la pêche et l'agriculture, on touche surtout à l'alcool. 30% des personnes de ce secteur boivent, au moins une fois par mois, six verres ou plus lors d'une soirée. A l'inverse, les métiers de l'éducation et de la santé sont moins attirés par la consommation d'alcool.
Le cannabis préfère le milieu des arts et du spectacle avec 17% de consommateurs. 13% des travailleurs du secteur de la construction n'hésite pas non plus à se rouler un joint. La drogue, dite douce, préférée des Français n'atteint que peu les autres secteurs.
La cocaïne, dont le prix a été divisé par deux ces dernières années, rencontre de plus en plus de succès dans un grand nombre de domaines d'activité. Dans les métiers de la restauration et de l'hôtellerie, 10% des employés ne supportant plus la pénibilité de leur travail cèdent à la poudre blanche. On la trouve également chez les avocats, les traders et même à la poste.
L'ecstasy est particulièrement prisé par les mêmes secteurs que ceux touchés par la cocaïne. Une fois que la cocaïne ne suffit plus, on passe aux pilules du bonheur. Toutefois la drogue la plus répandue et surtout la plus tolérée reste la cigarette. Les pauses clopes quotidiennes sont devenues des rituels dans tous les domaines. Dans la construction, jusqu'à 43,8% des employés s'en grillent une au cours de la journée.
Malgré tout, la conclusion de l'INPES reste optimiste : « en dépit d'une surconsommation dans certains secteurs, le travail reste globalement protecteur en matière d'addictions, les chômeurs ayant une tendance à la consommation encore plus élevée ».
Source : L'Express
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